Bretagne

AVENIR

Réduire l’astreinte
de la traite

Patrick
éleveur laitier et président d’un service de remplacement

Avenir - Astreinte traite - Patrick Buguel

LE PROJET
Dans les exploitations de vaches laitières, la traite représente 50% du temps d’astreinte. La station expérimentale de Trévarez, des Chambres d’agriculture de Bretagne, a mené un essai pendant deux ans sur la réduction de l’intervalle entre les traites. Son but : réduire l’amplitude horaire de la journée de travail… pour plus de confort de l’éleveur et plus de facilité à embaucher des salariés.

« Réduire l’intervalle de traite c’est un plus pour recruter des salariés »

Avenir - Bretagne - Astreinte traite - troupeau vaches

Avenir - Bretagne - Astreinte traite -

Quelques chiffres

  • Perte de lait compensée
    par une diminution du coût de main d’œuvre
  • Adaptation des vaches
    après le 1er mois
  • 4.5% de lait en moins le 1er mois de mise en place de la technique
  • 1 g/kg de TP en moins
  • Pas d’effet sur le TB journalier

Les essais

L’objectif des essais menés sur la ferme de Trévarez avec Idele était d’évaluer l’impact de la réduction de l’intervalle de traite sur les performances des vaches laitières. L’équipe a fait des tests en réduisant l’intervalle entre la traite du matin et celle du soir à 6h30 contre un intervalle classique de 10 heures. L’essai a duré quatre mois pendant deux hivers sur des vaches de races Prim’Holstein qui produisent 8 500 kg de lait par an et à un stade de lactation moyen de trois mois en début d’essai. Elles ont reçu une ration à base d’ensilage de maïs équilibrée en correcteur azoté.

Les résultats

Après une baisse de la production de lait de 4,5%, limitée au 1er mois de l’essai, les vaches s’adaptent et il n’y a plus d’écart de production. Si on regarde les taux, à l’échelle de la journée, aucun effet n’a été observé sur le TB (taux butyreux). En revanche, le TP (taux protéique) a été réduit d’1 g/kg.
Cette technique n’a pas d’impact sur l’état corporel et ni sur la santé des vaches (cellules, mammites, …). Au niveau du comportement des animaux, les techniciens de la station n’ont pas noté de changement.
Sur le plan économique, pour un troupeau produisant 400 000 L de lait par an, la perte de lait le 1er mois serait de 1 500L (500€).
L’impact de la baisse de TP serait de 2 610€/an. L’économie réalisée sur la main d’œuvre compenserait la baisse de produit sur le lait en passant d’une rémunération de 39h/semaine à 35h/semaine.
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